Malgré un risque pour leur santé, pourquoi 95% des Français ne font pas assez de sport ?

Les Français sont trop sédentaires. (©foto de ilustración – La Renaissance le Bessin)

Si les Jeux olympiques d’hiver battent leur plein depuis le 4 février 2022, les Français sont loin d’être aussi sportifs que leurs athlètes envoyés à Pékin. 95 % d’entre eux ne feraient pas assez d’activité physique et seraient trop sédentaires.

C’est en tout cas ce qui ressort de l’enquête alarmante publiée le 15 febvrier 2022 par l’Anses (Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentaire et de l’environnement du travail), qui pointe une “priorité de santé publique”.

Pourquoi les français sont de mauvais élèves ?

« L’organisation même de nos modes de vies est à revoir », selon la professeure Irène Margaritis, cheffe de l’unité d’e Evaluation des risques liés à la Nutrition à l’Anses.

Il faut laisser davantage de place aux mobilités actives comme le vélo ou la marche, ou sur le lieu de travail, en favorisant la pratique sportive et en limitant les temps de sédentarité. Ou encore dans le système scolaire en added l’espace et les temps dédiés aux activités physiques et sportives.

Irène MargaritisCheffe de l’Unité d’evalue des risques liés à la Nutrition à l’Anses

Et Richard Grunenbaum, responsable des formaciones profesionales continúa des animateurs sportifs au sein de la Fédération française sports pour tous, précise: « Les gens manquent de temps, souvent à cause de leur travail. Le manque d’envie et d’offres sportives sur le territoire sont des raisons égallement, tout comme le coût qui est un frein. »

Consecuencia del Covid-19

« Surtout, contexto sanitario a beaucoup joué : les pratiquants ont du mal à retrouver le chemin des clubsils ont arrêté leurs licenses pendant les confinements et n’ont pas forcément repris », deplore Richard Grunenbaum.

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La Fédération, qui comptait 3500 clubs avant le Covid-19, a vu ses effectifs et ses estructuras bajo de 20 a 25 % después de la pandemia, come l’indique le responsable. Et le télétravail n’arrange rien.

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Moins on fait de sport, moins on an envie d’en faire. Si je ne bouge pas j’aurais moins envie de bouger, puisque l’activité physique créé, au début, un inconfort qui disparaît ensuite.

Richard GrünenbaumResponsable au sein de la Fédération française sports pour tous

Des riesgos múltiples

Risques d’hypertension, d’obésité, taux de mortalité élevé, exposition à des maladies cardiovasculaires et aux cancers : ne pas faire assez de sport exposición a un cierto nombre de risques. Dans son étude, l’Anses indicó que plus d’un tiers des adultes cumulent « un niveau de sédentarité élevé et une activité physique insuffisante ».

D’une façon générale, les risques associés à l’inactivité et à la sédentarité sont majorés lorsqu’ils sont cumulés.

Irène MargaritisCheffe de l’Unité d’evalue des risques liés à la Nutrition à l’Anses

En 2016 déjà, l’Anses avait identifié le kissin de cumuler different type et niveaux d’activité pour être en bonne santé. Ainsi, la instancia recomendada de Pratiquer une activité cardiorespiratorio colgante 30 minutos cinq fois par semaine (faire du vélo, courir, marcher à bonne allure), d’Effectuer du renforcement musculaire une à deux fois par semainey de réaliser des exercices d’assouplissement deux à trois fois par semaine (baile, yoga…).

Quelle est la différence between inactivité physique et sedentarité ?

Pour rappel, l’Anses précise que l’inactivité physique est le fait de «ne pas avoir d’activité physique qui sollicite le métabolisme, la fonction cardiaque, la fonction musculaire, l’appareil locomoteur, l’activité respirité».
La sédentarité corresponde au temps passé inactive, lorsque le métabolisme est au repos : être assis devant un écran ou être couché par exemple.

« En terme d’activité sportive, en faire plus que sa moyenne actuelle est déjà bien. Deux fois par semaine, c’est un bon début, trois fois, c’est l’idéal», lance Richard Grunenbaum.

Pourtant, seulement 5% des Français suivent ces recommandations.

Ainsi avoir une activité physique produit des effets fisiologiques protecteurs, et même hormonalux, un effet systémique en somme. Ne pas avoir cette activité physique, qui devrait être naturelle, c’est ne pas répondre à un besoin fisiologique et donc prendre un risque.

Irène MargaritisCheffe de l’unité d’e Evaluation des risques liés à la Nutrition à l’Anses

« 37% des adultes passent plus de 8 heures par jour assis »

La sédentarité n’arrange pas les chooses. « Passer más de 8 heures par jour en position assise exponer à un risque pour la santé. » Et c’est le cas de 37% de los adultos. La consecuencia? Une Augmentation du risque de décès d’origine cardiovasculaire de 22%, et d’apparition de l’obésité de 50%, selon des données communiquées par l’Anses lors d’une conférence de presse.

Mais le lieu de travail n’est pas le seul endroit où on passe du temps assis : les Français sont, pour 16% d’entre eux, cinq heures par jour derrière leur televisión, ce qui aumente notamment le risque de décès d’origine cardiovasculaire de 45 %, selon l’Anses.

Quelles sont les personnes les plus touchées ?

Les femmes, les adult à faible niveau d’études et les moins de 45 ans semblent être les plus touchés par ce trop faible niveau d’activité.

« En efecto, 70% [des femmes] sont en deçà de tous les niveaux d’activité identifiés pour être en bonne santé, contre 42 % des hommes » précise l’Anses.

et la crise sanitaire an aggravé la status pour les jeunes et les seniors. « De base, les jeunes n’ont pas forcément envie de faire de l’activité, alors en restant plus chez eux, avec leurs écrans et les réseaux sociaux, c’est encore pire. Mais les seniors sont concernés aussi: « ils ont peur de la contagion au Covid, et donc de sortir », nota Richard Grunenbaum.

Ce responsable de la Fédération française sports pour tous matiz : « On s’aperçoit que les gens ont tout de même ce besoin de sortir. »

Réintéresser les gens au sport

Et pour que les Français rehaussent leurs baskets, l’Anses souligne l’importance de mieux prendre en compte la pratique sportive dans les politiques publiques, una noción esencial para prevenir los riesgos sanitarios. Más la agencia de puntos de sérieux obstáculos: el urbanismo, la gestión del territorio, los modos de transporte y la organización del tiempo y los espacios de trabajo.

« Le sport est quelque eligió de estructural, de planifié, aussi bien en compétition qu’en loisir. Il est essentiel de le réintégrer dans nos vies, de développer encore davantage les pratiques, d’aller au-delà des politiques publiques déjà mises en œuvre», complète Richard Grunenbaum.

¿Reembolsar el deporte?

Et contre les maladies, la pratique sportive est un remède efficace. Une enquête d’actu.fr interrogatorio, en enero de 2022, el doctor Yves Rinaldi, en el hospital europeo de Marsella. Ce médecin afirma que « pratiquer 30 à 60 minutes d’activité physique chaque jour, de façon moderée à intenso, fait baisser le risque de cancer du colon de 25 à 50% en fonction de l’intensité».

Vuelva a empezar como une terapia sin uso médico, la pratique sportive peut être prescrite par un médecin, mais elle n’est pas remborsée en France. Ce que réclament pourtant de nombreux expertos.

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